Wilkommen

Wilkommen
Hello!

C'est encore moii. La même que , , et . =)

Toujours la même.

'Justine
15 ans
78


Nouveau blog, nouveau contexte.

Lis et Tais-Toi.

Puis donne ton avis.

Merciii



Nan, bon, sans déconner, présentation un peu légèrement froide. Mais je suis débordante de viie!
Je sais, je ne raconte que de la merde là. Bref, en plus sympathique, pourrais-tu lire mes shoot's et donnais ton avis steu-plaît?



B'sous



/!\ Un article = Une histoire /!\


# Posté le samedi 22 mars 2008 12:14

Modifié le mardi 25 mars 2008 12:05

Shoot Nr. 1

Shoot Nr. 1
C'est peut-être la dernière fois qu'ils se voient.
Elle se blottit contre lui et se rassasie de son odeur avant son départ. Les larmes aux yeux, elle se tourne vers lui et l'embrasse langoureusement. Il pleure et elle retient ses larmes. Elle sait que si une larme coule, elle ne pourra plus s'arrêter. Elle se recule, se lève et le regarde, peut-être pour la dernière fois. Elle doit partir.

Elle, c'est Clémentine, 16 ans. Longs cheveux noirs tombant sur ses épaules frêles.
Elle, elle est malade. Depuis trois ans un cancer la ronge et l'éteint peu à peu. Seule une opération peut éventuellement la sauver; 50% de chance, contre 50 de malchance. Peut-on encore croire à la chance quand la maladie vous détruit?

Lui, c'est Gustav, 19 ans, batteur du célèbre groupe Tokio Hotel. Petit blond aux yeux bruns et au grand c½ur. Il soutient son amour de son mieux, avec difficulté.

Eux, ils s'aiment.
Eux, ils se connaissent depuis sept ans. Moins une année. L'année où elle a apprit sa maladie et a coupé les ponts. Retrouvailles souhaitées, avec courage, et horreur avouée. Soutient morale mais corps fragile. Nouvelle séparation un an plus tard pour une cure inutile.
Eux, ils s'aiment à la folie.


Elle s'approche de la porte, soulève avec difficulté son sac posé au sol. Elle ne veut pas retourner. Elle sait trop bien ce qu'il se passerait alors.


Flash Back

- J'y vais...
- Clémentine, attends!
- Non Gustav. Je dois partir.
- Je t'aime...
- Arrête... Je dois y aller...
- ...
- Tu le sais.

Les larmes coulent sur ses joues. Elle court vers Gustav, se jette dans ses bras et sanglote. Elle ne veut pas partir. Une heure plus tard, ses parents viennent la cherche de force. C'est eux qui l'emmèneront dans le centre de soin. Elle se débat mais, affaiblie, ils l'emmènent loin de lui.
Arrivée au centre. Deux jours puis elle tombe en dépression. La cure s'achève six mois plus tard, six mois trop tôt. Elle ne vit que pour lui. Seul lui la fait tenir.


Fin Flash Back

Il ne la retiendra pas. Elle le sait. Il regrette la dernière fois et s'en veut profondément. Sans lui, elle serait peut-être guérie.
Aujourd'hui, elle part pour trois semaines, ou plus...
Elle ouvre la porte. Elle voudrait se retourner, lui dire qu'elle l'aime plus que tout et qu'elle ne l'oubliera pas une seconde.
Il saisit son verre d'eau. Il voudrait se lever, la serrer sur son c½ur, lui dire qu'il est là pour elle, que tout se passera bien.
Ils ne le feront pas.

Elle franchit le seuil de l'appartement, pas à pas. Sans se retourner, ferme la porte.

C'est peut-être la dernière fois qu'ils se voient.

[]

# Posté le lundi 24 mars 2008 14:50

Modifié le samedi 29 mars 2008 13:58

Shoot Nr. 2

 Shoot Nr. 2
Il marche dans la rue, désespéré et détruit. Elle est partie, l'a quitté ce matin, ne laissant qu'une lettre, seule trace de son passage...

Georg,

Arrivée hier soir et partie ce matin, j'ai rempli ma part du contrat, j'ai fait mon travail. Avec toi. Toi un client comme les autres mais une nuit différente. Je ne t'oublierai pas. Tu as été ma lumière dans cette vie obscure, ma force dans ce monde de brutes, mon rêve dans ce cauchemar ambulant. Mais je ne peux pas rester, et tu le sais. Indépendante. Ce mot sonne faux dans ma bouche aujourd'hui, mais je me suis promis de le devenir et de le rester. Je gagne donc ma vie avec ce que la destinée m'a donné : pas grand-chose. Je suis le fantasme d'hommes qui éprouvent le besoin d'assouvir leurs désirs le temps d'une nuit et je disparaît aux premières lueurs de l'aube comme je suis apparue aux premières ombres de la nuit. Mais tout ça tu le sais, je te les racontais hier et je n'aurais jamais dû, j'en suis consciente; c'est ma vie et cela ne regarde personne mais toi et ton doux regard, plein d'amour et de confiance m'ont touchée.
Merci pour ce beau moment, qui m'a changé de mon quotidien. C'est pourquoi je n'ai pas pris l'argent que tu m'as laissé. Ne me cherche pas, fais comme moi, oublie-moi, ce sera mieux pour nous deux.
Adieu Georg.
Loa



Il ne la cherchera pas, il a promis.
Alors il marche, pour oublier, revit en pensée son rêve nocturne. Il savait qu'elle partirait, mais il espérait. Car il était tombé sous le charme de ce bout de femme, rebelle, aux cheveux noirs remontés en chignon sur sa nuque, aux mèches bouclées encadrant son visage aux traits fins et aux yeux noisettes, reflétant les difficultés d'une vie douloureuse et d'un passé oublié. " Tombé amoureux d'un prostituée n'est pas la meilleure chose à faire ", pense-t-il. Il s'en veut. De s'être senti seul hier soir et d'avoir recouru à ce moyen. Rien de tout cela ne serait alors arrivé.
Il marche, les yeux rivés sur les pavés de la rue qui s'étire à perte de vue devant lui. Arrivé à la grande place, qui la coupe en deux, il s'aperçoit que c'est jour de marché et décide d'en faire le tour.
Il marche, le regard vide, ne pensant à rien...jusqu'à ce qu'il la voie. Seule, avec son sac, se fondant dans la foule. Cinq mètres les séparent. Il s'approche le c½ur battant. Il ne s'attendait pas à la voir. Elle lui tourne le dos, il lui pose avec douceur la main sur l'épaule.
" Loa? " dit-il lentement.
Elle se retourne, apeurée, ayant reconnu sa voix. Elle lève ses yeux vers les siens et lui jette un regard effrayé, appelant la pitié. Elle ne voulait pas le revoir, il le sait. Le temps de réaction passé, elle se raidit et, décrochant brutalement ses prunelles de Georg, part en courant. Il se tourne à son tour vers la direction dans laquelle elle vient de partir. Il ne peut pas laisser passer sa chance une seconde fois. Il veut pouvoir lui parler, lui dire tout ce qu'il n'a pas eu le temps d'exprimer ce matin. Se décidant à la suivre au bout du monde, il se s'élance derrière elle.
Tous deux connaissent la ville par c½ur ; elle a de l'avance, il avance plus vite. La rue défile sous leurs chaussures tandis qu'ils courent vers la mer et sa plage de sable fin. Elle y parvient avant lui et la course-poursuite continue, pieds nus. Elle trébuche sur une canette, laissée là par des squatteurs nocturnes. Elle tombe, ne se relève pas.
" Loa! "
Georg s'écroule à ses côtés, lui soulève la tête, la dépose sur ses genoux et fixe d'un regard profond ses yeux clos. Les paupières de la jeune fille se soulèvent, elle le regarde et, réalisant son erreur, tente de s'enfuir. Mais il le maintient au sol de ses bras puissants et se place juste au-dessus de son corps maigre. Terrorisée, elle ferme les yeux. Elle ne voulait pas le revoir, juste l'oublier, lui et le bonheur qu'il lui avait procuré. Elle se souvient du frisson ressenti lors du contact de ses mains douces sur sa peau, du plaisir éprouvé lors de ses baisers langoureux... elle ne veut pas y penser. Elle veut l'oublier, pour revenir plus facilement à la dure réalité de la vie, pour vivre malheureuse peut-être mais indépendante. Elle ne veut plus être à la merci d'un homme comme elle l'a déjà été. Elle a souffert et ne veut plus recommencer. Jamais.

" Loa, écoute-moi, Loa...je t'aime Loa. Tu ne peux pas me laisser comme ça. Je te rendrai heureuse, je ferai tout ce que tu voudras...mais je t'en prie, ne me quitte pas. "

Ça, elle connaît. Ces paroles, lui aussi il lui avait dit, avec tout autant de sincérité dans la voie. Sauf qu'après, il l'a quittée, après avoir récupéré tous les biens familiaux, après l'avoir rendu dépendante. Il l'a détruit. Non, ces paroles, elle n'y croit pas.

" Tu vaux beaucoup mieux que tous ces hommes, dont moi il est vrai, tous ces hommes que tu baises chaque nuit pour leur plaisir. Et le tien alors? Pense à toi merde! Je sais que tu m'aimes Loa, je sais que tu m'aimes....toi aussi tu le sais. Tu as droit à une belle vie, comme tout le monde, quelles que soient les souffrances de ton passé et tout ce qu'on a pu te faire croire. Ne pars pas Loa...je t'aime, pour le meilleur et pour le pire. Tu m'entends? Je t'aime bordel! "

Elle ne dit rien, jamais personne ne lui avait parlé comme ça, avec des mots tellement gorgés de sens, si doux, si beaux. Même lui, son "ex". Les choses qu'elle savait au plus profond d'elle-même ont fait surface, grâce à lui. Il l'aimait, c'est tout. Pour de vrai.
Elle ne dit rien, il se tait et attend un signe, une réponse, n'importe quoi.
Une larme perle sur la joue de la jeune fille. Une seule mais il ne pouvait souhaiter mieux. Doucement, il approche son visage du sien, lui souffle à l'oreille " pour le meilleur et pour le pire" et l'embrasse. Un long baiser, noyé de larmes. Larmes de libération de la part d'une femme que la vie a fait souffrir. Il se recule, la prend dans ses bras. Assise sur le sable, blottie contre lui, elle est bien. Il est heureux, elle est bien, ils sont amoureux.
Elle sèche ses larmes lève ses yeux rougis vers lui et l'embrasse à nouveau, avec tout l'amour dont elle est capable. Il se met debout et lui tend la main, le regard pétillant et le sourire aux lèves. Elle saisit ces doigts tendus vers elle et le suit, sur la plage. Elle est toute à lui, comme toujours avec un homme, sauf que cette fois, elle le veut volontairement et qu'il est tout à elle.
Sur le rivage, deux amoureux marchent main dans la main, yeux dans les yeux, heureux tous les deux.


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Comme promis à certaines d emes lectrices, je met enfin une seconde shoot, qui comme vous l'avez remarqué n'a aucun rapport avec la première. j'espère que celle-là vous plaît aussii. donnez votre avis, critiques acceptées avec plaiisir...amis compliments aussi =D

merciii beaucoup de liire mes shoots, même si vous n'êtes pas nombreuses =)

"b'sOus

'Ju

Ps: merci à ma Chérie qui lit mes fics et shoots et me donne son avis (L)

# Posté le mercredi 02 avril 2008 14:25

Modifié le mercredi 09 avril 2008 11:07

Shoot Nr. 3

 Shoot Nr. 3
Enfin mon anniversaire. Et oui, ce soir, je fête mes 18 ans, tout comme mon frère jumeau. Comme chaque année, nous sommes au restaurant avec ma mère et mon beau-père pour célébrer ça. Nous allons au même endroit à chaque fois ; le patron nous connaît bien. Ma mère parle avec son mari, mon frère lit ses messages _ des "bon anniversaire" à tout va _ et moi je pense à l'énorme fête que nous organisons demain soir ; ça va être inoubliable. Les entrées arrivent enfin. Autour de nous, les tables sont occupées par des couples. J'en remarque aussi une autour de laquelle sont rassemblés un homme, une femme et une jeune fille qui, avachie sur sa chaise, a l'air s'ennuyer ferme. Elle a dû sentir mon regard sur sa nuque car elle vient de se retourner vers moi. Ses yeux me scotchent : bleu azur, profonds, on croirait s'y noyer. Elle me regarde et j'ai l'impression d'être transpercé par une flèche. Mon c½ur se glace mais elle ne détourne pas les yeux et continue de me fixer. Je ne dois pas être le premier à qui elle fait cet effet.
- Tom?
Un sourire se forme sur ses lèvres.
- Tom?
Son sourire s'étire. Mais elle se moque de moi !
- Tom!
Une main se pose sur mon épaule. Je sursaute et me retourne. Mon frère m'observe, lui aussi avec un sourire aux lèvres. Mais qu'est-ce qu'ils ont tous à se ficher de moi?
- Tom? répète-t-il.
- Quoi? dis-je violemment.
- Le serveur attend que tu veuilles bien lâcher ton assiette, répond-il, malicieusement. Je me tourne vers la table, saisit a fourchette et mon couteau et tend le tout au serveur, embêté de m'avoir involontairement énervé.
Cette fille et mon frère, ils m'ont mis en colère. Ils se prennent pour qui pour se foutre de ma gueule comme ça? Et puis, c'est qui cette fille? Elle se croit tout permis ou quoi? Je rêve ! Où va le monde?
- C'est vrai qu'elle est plutôt mignonne.
Je lève les yeux de la nappe que je contemplais pour faire partir ma rage et croise le regard moqueur de mon Bill.
- Viens, ajoute-t-il.
Il se lève et, sans me laisser le temps de répondre, d'éloigne de la table. Je me dégage à mon tour de ma chaise, sous le regard interrogateur de ma mère _ qui n'a heureusement rien vu, trop occuper à papoter _, à qui je hausse les sourcils, signe qui signifie chez moi " J'en sais rien alors me pose pas de questions", et je suit mon double jusqu'aux toilettes pour hommes [ben oui, par pour femmes!]
- Va la voir, me dit-il.
- T'es fou ! T'as pas vu comment elle s'est payé ma tête!?
- C'est une femme Frérot. Fonce, j'te dis.
- Non, pas envie.
Un silence s'installe, brisé par la voix de Bill :
- Attends-moi là, je reviens.
-Tu vas où?
Trop tard, il est déjà parti.
- Ce qu'il m'énerve quand il fait ça !
Tom se sent con à tourner en rond dans les chiottes. Il a une petite idée de se que son frère manigance mais il lui fait confiance.
Puis la porte s'ouvre, il s'arrête net :
- Ah enfin Bill ! Tu foutais qu...
Elle entre, il se tait direct.
- Merde, désolé...je croyais que c'était mon fr...enfin voilà quoi... se rattrape-t-il. *Tom, tu t'enfonces, ta gueule * pense-t-il.
Tom se la ferme, les joues rougies par la honte. Elle prend la parole :
- Ok, ok, pas grave. Hello, moi c'est Nina.
- Ah, salut, Tom . Il faillit tendre la main mais s'en empêcha au dernier moment.
Elle sourit.
- Désolée, j'suis pressée...
- Ah ok. , * Mais quel con je fais ! * se dit Tom.
Silence de mort sur l'assemblée.
Finalement, elle s'avance vers lui, se hisse sur la pointe des pieds, met la main dans la poche du baggy de Tom et dépose un léger baiser, sur le coin de ses lèvres. Enfin, elle recule, lui sourit à nouveau, se retourne vers le miroir, passe la main dans ses courts cheveux châtains pour les remettre en place et repart comme elle est arrivée, cinq minutes plus tôt. Un véritable coup de vent. Tom ne bouge pas. "Elle m'a embrassé. Elle m'a embrassé. Elle m'a embrassé." Peu habitué à ce revirement de situation [d'habitude, c'est lui qui embrasse, d'après les magazines =D], il se dirige vers la porte, abasourdi. Poussant les battants d'une main, il met machinalement l'autre dans sa poche et sent un papier qu'il retire. Il lit...un numéro de téléphone, son numéro de téléphone. Il sourit, dans le vide, et sort des toilettes. Il cherche le visage de Nina pour lui adresser un clin d'½il mais s'aperçoit qu'elle n'est plus là. "Je suis pressée", lui avait-elle dit. Son jumeau approche, sourit et dit :
- Ça ne sera pas pour ce soir, demain peut-être, dit-il en rigolant.
- Tu déconnes !? Demain, après-demain, dans un mois, dans un an même !"
- Ah Ah ! Allez, amène-toi ; M'man va se poser des questions. "
Tous deux se dirigent alors vers leur table, mais Tom arrête Bill avant d'y parvenir et lui souffle à l'oreille " Merci Bill". Bill se tourne vers lui, lui adresse un clin d'½il et va s'asseoir. Tom le suit, heureux et reprend place, sous le regard perçant de sa mère, qui aimerait bien comprendre ce qui s'est passé. Tom s'en fout. He's happy.


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Hey ! Vous êtes de plus en plis nombreux [ nombreuses surtout] à lire mes shoot's et ça me faiit trop plaisiir alors Danke Schön !
Voilà donc une nouvelle Shoot. Dites, vous avez aimé?
Laquelle avez-vous préféré depuis le début?

"b'sOus
'Ju

Ps; si jamais vous voyez des fautes de frappes ou que vous avez des choses à dire, n'hésitez pas!

# Posté le mercredi 09 avril 2008 10:55

Modifié le mercredi 09 avril 2008 11:07

Shoot Nr. 4

Shoot Nr. 4



Amis. Ni plus ni moins, pour la vie, ils avaient dit. Il a tout gâché. Pourquoi? Par amour sans doute. Il n'a aucune excuse. Elle est aux toilettes, seule ; elle pleure. Le reflet que li renvoie le miroir est désastreux : yeux rougis, gonflés, cheveux en bataille. A côté du lavabo repose le pendentif qu'il lui a offert pour son anniversaire, un c½ur en argent ; elle le lance contre le mur qui le renvoie au sol, près de la porte. Elle n'arrive pas à y croire. Elle s'assoit sur le sol et la tête dans les genoux éclate de nouveau en sanglots. Son monde s'écroule et elle n'y peut plus rien.
Fille d'une prostituée et d'un alcoolique, Elisa n'avait pas eu une vie facile. Jusqu'à sa rencontre avec Bill. Ami idéal, tout les rapprochait, autant pensées qu'envies.
C'était un soir d'automne. Bravant encore une fois l'autorité parentale _ plus présente chez Bill que chez Elisa _ ils s'étaient retrouvés tous les deux au Parc des Oiseaux, le lieu de leur rencontre et de leurs visites nocturnes. Allongés dans l'herbe, la tête dans les étoiles, ils s'étaient promis une amitié fidèle et réciproque, ni plus ni moins. Ils avaient huit ans. Mais sept ans plus tard, ce soir de pluie, lors de l'une de leurs soirées cinéma, il a gâché; foutu en l'air leurs années d'amitié.
Ils sont arrivés au cinéma vers 20h et, après avoir pris leurs places, se sont installés dans la salle, les mains bourrées de pop corn, leur délice commun. Le film n'étant pas très récent, il n'y avait qu'une quinzaine de personnes quand le film a commencé. Côte à côte, Elisa et Bill piochaient tour à tour dans le pot de pop corn et se regardaient en rigolant lorsque, par erreur, leurs mains se frôlaient. Mais, au moment où le héros du film se retrouvait seul après s'être fait prendre en otage, Bill s'est tourné vers elle et la regardait de ses yeux marron pétillants. Elisa l'a alors fixé aussi et il s'est rapproché. Elle n' pas détourné la tête et a souri, ne pouvant imaginer ce qui allait alors se passer. S'approchant encore, Bill a alors fait mine de vouloir lui déposer un bisou sur la joue. Elisa a donc tendue sa pommette et commencé à rire. C'est là qu'elle a senti un contact chaud sur ses lèvres. Sans se poser de questions, elle s'est reculée, croyant à une erreur [de cadrage] de la part de son ami. Mais en croisant le regard interrogateur et plein d'espoir de Bill, elle s'est levée et est partie en courant vers les toilettes, les yeux remplies de larmes, le c½ur arrêté. Elle a senti Bill la suivre des yeux, ainsi que les autres personnes de la salle mais ne s'est pas détournée. Arrivée aux toilettes, elle s'est effondrée en larmes. Bill est venu frapper à la porte mais elle lui a dit qu'elle ne voulait plus le voir. Sans le souhaiter, ces mots ont traversé la barrière de ses lèvres et ont frappé Bill de plein fouet. Elle a entendu les pas s'éloignaient.
Maintenant, elle est là, assise par terre, appuyée contre le mur, en pleurs. Elle ne comprend toujours pas, malgré ses vingt minutes de réflexion. Elle lui faisait confiance, il savait qu'elle avait un copain. Comment avait-il pu imaginer qu'elle accepterait? Elle ressent la même chose que si son frère l'avait embrassée. C'est horrible, elle se sent salie, trahie, détruite. Oui, c'est ça, son frère l'avait embrassée. Elle pense que Ben, son copain, est le seul à pouvoir la consoler mais elle a honte et n'a aucune envie d'en parler, Ben étant d'un naturel plutôt jaloux. Sans savoir pourquoi, elle défend Bill.
Bill --- Eli, je peux entrer?...faut que je parle.
Elisa - Dégage.
Comment ose-t-il revenir après s'être fait virer?
Bill --- Eli, je suis désolé, je m'excuse, je ne peux rien te dire de plus. Pardonne-moi. Je sais que je n'aurais jamais dû faire ça mais oublions, je te jure que cela ne se reproduira plus !
Elle ne dit rien. Ses sentiments dansent et s'entrechoquent dans son c½ur.
Bill ---Dis quelque chose...je ne veux pas te perdre Eli, je t'en supplie...
Son esprit est à l'arrêt, ses pensées en effervescence.
Bill --- Eli...
Sa poitrine est prête à exploser.
Bill --- Réponds-moi...
Elle n'en peut plus. Elle s'allonge au sol et tend le bras pour s'emparer du pendentif qu'elle serre du plus fort qu'elle peu, aussi fort que Bill comprime son c½ur. Silence; elle l'aime et le hait. Du plus profond de son âme...Au moindre mot, elle va...
Bill --- Elisa...
La phrase n'a le temps de s'achever que déjà la porte s'ouvre et qu'Elisa saute au cou de Bill et s'empare de ses lèvres. Long baiser, coupé par Bill qui se recule, consterné.
Bill --- Eli...
Elisa - Oui?
Bill --- Pourquoi?
Elisa - Parce que je t'aime.
Bill --- Et Ben?
Elisa - C'est maintenant que tu y penses? répond-elle avec un sourire narquois.
Bill, gêné, ne dit rien.
Elisa - Qu'il aille au diable...reprend Elisa dans un souffle avant d'embrasser Bill de nouveau. Ce dernier la prend dans ses bras, entre dans une cabine des toilettes, plaque Elisa contre le mur en l'embrassant de plus belle. Lâchant les lèvres du beau brun, Elisa lui enlève son T-shirt et déboutonne son pantalon alors que Bill lui dégrafe son chemisier. Elle l'embrasse dans l'oreille et lui murmure Je t'aime à l'oreille. Il lève les yeux et son regard signifie Moi aussi. Glissant les mains dans son dos, Bill dégrafe le soutien-gorge d'Elisa qui se laisse faire. La nuit promet d'être courte, enfermés dans un cinéma...


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Coucou! Désolée pour le retard mais j'ai été puni et après j'avais...comment dire...la flemme?! =D
Sinon ben j'espère que vous avez aimé cette one-shoot. on va dire que je la "dédie" à ma Chérie, car si mes souvenirs sont bons, c'est sa préférée dans celle que j'ai écrite :S [c'est ça non Chérie?]
je profite de mon petit papotage pour vous dire que j'ai aussi une fiction, mais je crois que je l'ai déjà dit non?
allez, sans doute pas de nouvelle shoot avant la rentrée...parce que je voudrais un peu avoir votre avis et vos com's sur celle-là e pis qu'après, je pars...à Barcelona <3
"b'sOuz
J'vous Aime
'Ju

# Posté le vendredi 25 avril 2008 06:43

Modifié le vendredi 25 avril 2008 07:35